Hôtesse de l'air

Cécilia, Hôtesse de l’air chez Masterjet

Hôtesse de l'air

Cécilia, 30 ans, a obtenu son CFS en février 2013 à l’Académie ILIA. Depuis plus d’un an, elle travaille chez Masterjet, une compagnie d’aviation d’affaires, où elle est l’hôtesse personnel d’un célèbre homme d’affaires français. Avant d’obtenir le statut de Personnel Navigant Commercial, elle occupait le poste de Personnel Complémentaire de Bord au sein de la même compagnie.  

Tout d’abord peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours personnel ?

J’ai obtenu un Bac STT communication commerciale et par la suite un Deug d’anglais.

Quelles ont été tes motivations pour t’impliquer dans cette formation qui te conduit aujourd’hui à être PNC ?

Après presque dix ans passés en tant que purser (commissaire de bord d’un navire) et chef de cuisine sur des yachts privés, j’ai eu envie de changement tout en restant dans le même domaine d’activité : l’industrie du service haute contribution.

J’éprouvais le besoin d’avoir un vrai « chez moi », une base à terre en quelque sorte !

Quelles sont les qualités que doit avoir un PNC pour occuper sa fonction ?

Sans aucun doute, l’ultra disponibilité et beaucoup de patience. Être PNC pour une compagnie d’aviation d’affaires requiert beaucoup de flexibilité au niveau d’un emploi du temps susceptible de changer à très court terme.

Heureusement pour moi, j’étais déjà très habituée à ce rythme de vie, sans quoi la transition aurait pu être difficile .

Ceci dit, avec une bonne dose de motivation, le jeu en vaut vraiment la chandelle .

Pourrais-tu nous décrire ton travail au quotidien ?

Mon travail à bord des jets privés est un peu différent d’une hôtesse qui travaillerait sur un avion de ligne. Je suis responsable de l’intégralité de l’offre de la prestation à bord, cette fonction requiert une grande autonomie.

Nous avons deux types de vol bien distincts : ceux prévus sur notre planning depuis un moment et ceux déclenchés de dernière minute…

Lorsque je suis de réserve, je dois être joignable 24h sur 24. Il m’est déjà arrivée d’être déclenchée à 6h du matin. Cela peut paraître contraignant mais l’aspect « départ à l’aventure » est très motivant !  C’est néanmoins aussi la course… je dois arriver 2h30 à l’aéroport avant le décollage de l’avion ! Autant dire qu’il vaut mieux avoir sa valise prête pour le départ !

Une fois que j’ai pris connaissances des renseignements concernant les passagers (nombre, exigences, etc.) auprès du bureau des opérations aériennes, je passe ma commande catering (nourriture à bord), j’achète la presse, les fleurs, etc. Ensuite, je fonce à l’aéroport pour préparer mon avion au plus vite. Puis très vite, arrive l’accueil des passagers, le service en vol, le débarquement des passagers et ensuite le nettoyage de l’avion.

Pour les vols planifiés, je ne passe pas de commande pour la nourriture à bord, mais j’ai le temps de faire moi-même les courses et personnellement c’est l’un des aspects de la préparation du vol que j’aime beaucoup ; je vais chez les meilleurs traiteurs pour m’approvisionner. En tant que membre de l’équipage, nous ne manquons pas de nous régaler avec ces mêmes prestations !

À l’issu de ma rotation, je rédige un compte rendu sur le déroulement du vol que je remets aux opérations aériennes. Et pour finir, l’avion est préparé afin qu’il puisse repartir à tout moment.

Quelles langues parles-tu ?

Je suis trilingue, français, anglais et espagnol.

As-tu eu le sentiment que c’était un critère important pour entrer en compagnie ?

Sans aucun doute, mon niveau d’anglais était un gros point fort pour ne pas dire un point capital .

Les pratiques-tu réellement à bord ?

Absolument , il y a énormément de clientèle étrangère.

Quels souvenirs gardes-tu de ta formation CFS Théorique et Pratique au sein de l’Académie ILIA ?

Que d’excellents souvenirs ! Une super ambiance de travail, studieuse tout en étant décontractée. Des formateurs géniaux et très disponibles que se soit pendant ou après la formation. Une équipe d’accueil très souriante et sympathique.

L’ambiance qui règne à l’école nous a permis avec les autres élèves de nous sentir presque comme dans un équipage ; une équipe soudée ayant le même but commun : obtenir le CFS au plus vite.

Est-ce que les conseils de vos formateurs t-on permis de mieux approcher les compagnies aériennes?

Je pense sincèrement que sans les précieux conseils prodigués par mes formateurs, mon approche aurait probablement été différente et je n’aurai peut-être pas obtenu les mêmes résultats .

Au delà des conseils, ils m’ont clairement motivé et aidé à croire en moi. L’attente du recrutement peut paraître longue et l’envie de baisser les bras peut se faire sentir. C’est dans ces moments là, qu’ils ont eu « le petit mot » qui m’a permis d’être de nouveau confiante.

Combien de temps as-tu mis pour trouver ton premier poste ? Quelle a été ta démarche ?

Quelques mois ; la situation étant celle que l’on connait…

Pour ce faire, j’ai tout simplement envoyé des candidatures spontanées aux compagnies qui m’intéressaient.

J’ai eu pas mal de chance, mon profil correspondait bien à la demande et j’ai été recruté relativement rapidement en comparaison avec d’autres élèves avec qui j’ai suivi ma formation.

Mon CDI vient d’être validé, ça valait vraiment la peine d’être patiente .

Je suis contente de constater que sur ces derniers mois la situation s’améliore et j’espère que nous serons tous rapidement dans les airs à exercer ce beau métier.

Est-ce que ton entourage t’as encouragé à mettre en œuvre ton projet ?

Tout à fait, mes proches savent combien cette vie de voyages et de rencontres est importante pour mon épanouissement.

Est-il difficile de conjuguer vie sociale et vie professionnelle ?

Il y a des ajustements à faire, c’est certain, mais avec le temps, la vie s’organise. Il faut être préparé à ne pas être présent pour les fêtes, les anniversaires et les évènements familiaux  par exemple, il faut l’intégrer.

Mes proches étaient déjà habitués à ce genre de situation en ce qui me concerne ; je suis plutôt chanceuse car ils sont très compréhensifs .

Cette année par exemple, j’ai été déclenché le jour de Noël; j’étais à l’île Maurice pour les fêtes. Absolument aucune raison de se plaindre je pense !

Penses-tu que ton investissement a été largement récompensé par ce que tu vis aujourd’hui ?

Absolument !!! Je fais ce que j’aime et j’ai la chance d’avoir intégré une super compagnie dans laquelle je m’épanouie pleinement.

Je réalise que c’est une chance énorme d’être heureuse d’aller travailler. Ce métier est tout ce que j’ai pu imaginer, en mieux.